LE GENRE PHYLLOSTACHYS

       De nombreuses espèces dans ce genre se révèlent être très utiles à l’humanité. Dans les zones tempérées aux étés chauds du monde entier, le Phyllostachys a été largement implanté comme plante utilitaire mais aussi en tant que plante ornementale. Il peut couvrir de vastes étendues ; ses chaumes sont espacés et parfois très colorés. Dans les zones plus froides certains se comportent en cespiteux.


      Ce genre est originaire des terres basses de Chine, surtout au nord de la vallée du Yang-Tsé au climat continental type avec hiver froid et été chaud. Le Phyllostachys supporte les étés très chauds mais doit être irrigué dans ce cas.
   Le Phyllostachys ne peut être confondu avec aucun autre genre car son appareil végétatif est bien particulier ; par contre les différentes espèces du genre ne diffèrent que par de petits détails botaniques. Il faut attendre la sortie des turions pour examiner les gaines de chaume . Comme beaucoup de bambous des conditions de cultures différentes lui donneront un aspect différent, il faut en tenir compte pour la détermination.

Eléments distinctifs :
            - Les turions et gaines de chaume dont les couleurs sont très variées.
            - Présence, absence, forme du limbe, de la ligule et des oreillettes et cils caulinaires.
Ce genre se distingue par la présence d’un sillon ou sulcus nettement marqué sur l’entrenœud au dessus d’un départ de branche. Ce sillon se retrouve sur l’entrenœud des branches et des rhizomes leptomorphes.

  • Deux branches de tailles différentes par nœud ; quelquefois  une seule branche en bas du chaume ou une troisième surnuméraire atrophiée. Les gros chaumes n’ont pas de branche sur les cinq premiers mètres et en conséquence pas de sulcus à ce niveau. Le nombre de branches ne s’accroît pas avec l’âge.
  • Rhizome leptomorphe marqué d’un sillon.

 En général les bambous qui poussent en zone tempérée et qui produisent de gros chaumes sont probablement des Phyllostachys.
Quelques Semiarundinaria peuvent avoir un sulcus dans la partie basse de l’entrenœud, mais d’autres détails permettent d’éviter toute confusion.